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A-SARES
Manaus, 6 de décembre de 2009
Chers amis, bonjour.
En premier lieu je vous demande pardon pour mon silence depuis quelque temps; pas de justification, seul reste votre pardon. Heureusement je vais beaucoup mieux par rapport à la fracture du fémur. La semaine prochaine j'irai à Bogotá pour me faire faire un contrôle de calcium et tenter de découvrir la raison de cette affaire. Mais... cela n'est plus ma préoccupation actuelle.
L'année 2009 commence s'achève chargée de travail déjà fait et d'autre qui reste à faire. Je ne suis pas présent au SARES autant que je voudrais, puisqu'il y a -au moins- 12 autres projets ou institutions dont je dois m'occuper, et je dois suivre 47 jésuites de tous les âges et de toutes les « classes ». En plus, je prends soin d'être très respectueux des chemins que suit l'actuelle équipe exécutive. La semaine prochaine ils auront une évaluation générale de l'année, qu'ils vous enverront, je l'espère, tout de suite.
De par les "échos" que j'ai constamment du travail du SARES et par les résultats que je constate dans mes contacts avec le peuple en Manaus (association, groupes de base, unions, partis politique, mouvements de l'église, etc), le travail du SARES est non seulement très bon, mais aussi très apprécié par la communauté en général. Il sont en train de lancer pour l'année 2010 un projet très intéressant qui s'appelle « Observatoire de Politiques Publique de la pan-Amazonie » (OPPA), pour la mise en oeuvre duquel je me suis personnellement engagé à procurer de l'argent. Après en avoir trouvé une bonne partie dans d'autres organisations, j'envoie le projet, avec une demande de presque 40 000 euros pour 2010, au Secours Catholique de France, pour savoir s'ils peuvent nous aider.
L'OPPA (ce nouveaux projet du SARES) a pour but l'observation scientifique et la compréhension de la manière dont, dans les territoires de la pan-Amazonie (Guyane française, Suriname, Guyana, Venezuela, Colombia, Peru, Ecuador et les cinq États du Brésil), s'articulent (ou se dés-articulent) les différentes actions politiques des pouvoirs publics aux niveaux de la santé, de l'éducation, de la participation démocratique, de la gestion des territoires indiens, de la préservation et la défense des ressources naturelles, de la présence multinationale, des flux de capitaux, des centres de pouvoir, du développement local, des mouvements sociaux, des droit des minorités, etc... L'OPPA est une équipe de professionnels qui comptent sur des "antennes" (des personnes dispersées sur le terrain) à l'intérieur de toute la zone pan-Amazonienne, pour pouvoir produire un type de matériel théorique qui fasse autorité et qui puisse susciter la réflexion et surtout l'action des mouvements civils et gouvernementaux à tous les différents nivaux. L'OPPA, en fin de compte, prétend comprendre, et faire comprendre (en particulier aux "créateurs d'opinion publique") l'articulation (ou la dés-articulation) des dimensions qui touchent d'une façon vitale les populations et la création dans la pan-Amazonie. Le travail de base (terre à terre) se révèle très important et nécessaire. Encore une fois, le SARES s'ouvre ici à un type de présence qui a des objectifs plus universels et une vision plus ample de l'Amazonie.
Le FAS et le FAS-IN continuent leur travail. Samedi prochain, 12 décembre, il y aura une cérémonie d'achèvement d'un cycle ("formatura"). J'y serai présent et vous promet d'envoyer quelques nouvelles. Dans la page web du SARES vous trouverez aussi des informations sur les activités courantes: www.sares.org.br, ainsi que du matériel déjà produit ou utilisé dans les cours, séminaires, rencontres, etc.
Dimanche prochain j'irai en Colombie pour une semaine, voir s'il est possible de faire quelques examens médicaux et prendre un peu de distance par rapport au rythme de travail à Manaus. La fin de décembre ne promet pas plus de paix, ni le commencement de 2010.
Je souhaite à tous et à toutes, avec beaucoup d'amitié de "saudades" un très heureux temps de Noël et une année 2010 pleine de félicite. Gardez moi dans vos prières. J'attends l'opportunité pour vous visiter.
Roberto.
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